Je connaissais l’auteur de romans pour la jeunesse, mais pour ce qui est de « Mariage à demi », je me demande si ce ne serait pas une certaine « Sarah » qui l’aurait écrit…
Avec « Mariage à demi », Robert Dorazi nous entraîne dans les fins fonds de la double personnalité. Le héros, Manu Fretin, se bat avec son autre féminin et croyez-moi, ce n’est pas une mince affaire, car la dame est jalouse. Si lui est un fervent admirateur et consommateur de la gent féminine, Sarah, pas vraiment.
Désopilant est le mot me venant à l’esprit pour parler de ce livre. Car de situations pour le moins cocasses en dialogues hilarants, on navigue à vue dans un univers pour le moins singulier.
L’homme a un côté macho, certes, mais un autre carrément candide. Il lui faudra du temps pour comprendre la situation. En même temps, pas facile d’admettre que l’on est pas seul dans sa tête. Et que l’on ne dispose pas de son corps à sa guise non plus. Son langage est parfois terriblement fleuri, mais son analyse des femmes, par moments, perspicace. Ou bien, carrément misogyne. Le combat féminin-masculin en une seule personne.
Carrément drôle, le combat de Manu Fretin contre l’administration pour pouvoir se marier. Bon, il est vrai que c’est un mariage du genre inédit.
On ne s’ennuie pas une seconde dans ce roman, et à chaque chapitre, on se demande ce qu’il va bien pouvoir arriver à ce pauvre homme. Une sorte de thriller humoristique au style vif et trépidant.
Ce qui est certain, c’est qu’après la lecture de cette histoire, si une petite absence nous vient, on risque de se poser quelques questions…
Plus original et décalé que ce livre et cet auteur sera difficile à trouver. Très bon livre.
Merci à Laurence pour cet article et a vous Jean Francois pour ce commentaire. Oui parfois (souvent meme) j’aimerai dire et ecrire des choses tellement decalees qu’elles peuvent faire sursauter… 🙂 Alors avec Manu Fretin je me suis un peu lache.
Une pépite d’humour décalé par le ton employé autant que par le thème, audacieux. C’est drôle, perturbant, parfois caustique, et j’oserais dire plutôt brillant. Ce livre de Robert Dorazi, découvert au printemps 2016, est pour moi une des belles surprise livresque de l’année.
une des belles surpriseS livresqueS… Profitant d’une absence, mon double a écrit avec des erreurs 😉